Usine nouvelle – Les acteurs du déchet et du recyclage se dotent d’un plan de filière

Image par pasja1000 de Pixabay

Au vu des questions reçues sur les filières de retraitement des déchets, retour sur un article de l’Usine Nouvelle sur la filière déchets et recyclage, de janvier 2019.

La filière Transformation et valorisation des déchets en quelques chiffres:

  • 1 529  entreprises dont 4 330 établissements en France
  • 125 500 emplois dont 76 000 salariés privés (emplois directs non délocalisables)
  • Chiffres d’affaires : 18.5 Mds €

Le contrat du comité stratégique de filière a été signé le 18 janvier dernier, après une labellisation du conseil national de l’industrie en novembre 2018.

Le point est de voir quelles sont les priorités de la filière Transformation et valorisation des déchets.

Voici les six projets structurants sur lesquels le Comité stratégique de filière s’engage (source Ministère de l’économie et des finances) :

  1. Développer et soutenir l’incorporation de matières premières de recyclage dans les produits finis : la filière se mobilise pour actionner les leviers nécessaires afin d’augmenter le taux de matières premières recyclées dans les produits, tout en assurant leur qualité, leur traçabilité et une réelle sécurité pour les citoyens ;
  2. Accompagner la croissance des besoins en valorisation énergétique des fractions non recyclables – Combustible solide de récupération (CSR) : la filière veut donner une impulsion au développement des CSR qui vise à valoriser énergétiquement les refus de tri. Les refus de tri sont préparés en CSR afin d’éviter leur enfouissement et sont utilisés comme combustible, en substitution d’énergies fossiles (charbon, pétrole, etc) ;
  3. Accompagner les acteurs de la recyclabilité et le potentiel de valorisation : la mise en place d’un réseau d’expertise aura pour objectif d’informer sur la recyclabilité des produits mis sur le marché et d’encourager ainsi leur éco- conception. Il s’agit de déterminer si ces produits peuvent effectivement être recyclés ou non et donc de gérer au mieux leur fin de vie ;
  4. Accélérer la croissance des entreprises et développer leur présence sur les marchés internationaux : la filière des métiers de l’environnement est composée de grands groupes français bien implantés à l’international. Pour voir émerger à l’échelon mondial, des PME et ETI françaises, agiles et performantes, le CSF a vocation à accompagner l’ensemble de ces acteurs dans la définition de leur stratégie de développement à l’international ;
  5. Accompagner les métiers et l’évolution des compétences : A ce titre, le CSF s’engage dans un Engagement Développement et Compétences (EDEC) dont le but est d’accompagner les évolutions des métiers et des compétences du secteur, d’adapter les dispositifs existants de formation, et de construire des parcours innovants de formation et d’accompagnement RH des entreprises du secteur ;
  6. Accélérer la robotisation des centres de tri : ce projet répond à des enjeux forts pour la filière dans sa dynamique de R&D, d’innovation et de développement industriel, en le reliant notamment aux enjeux du numérique et de l’Intelligence Artificielle. La robotisation des centres de tri doit permettre de développer un savoir-faire français et ainsi d’optimiser le tri des déchets et améliorer leur recyclage.

Bonne lecture!

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