Izwe Focus – La Méditerranée

Image par Simon Steinberger de Pixabay

La mer Méditerranée est une mer intercontinentale presque entièrement fermée, bordée par les côtes d’Europe du sud, d’Afrique du Nord et d’Asie de l’Ouest, depuis le détroit de Gibraltar à l’ouest aux entrées des Dardanelles et du canal de Suez à l’est. Elle s’étend sur une superficie d’environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Son ouverture vers l’océan Atlantique par le détroit de Gibraltar est large de 14 kilomètres.

Elle doit son nom au fait qu’elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin « mare medi terra »

Pourquoi ce focus? Parce que ce joyau est en danger, et mieux nous connaîtrons les dangers l’affectant, mieux nous pourrons essayer d’y remédier.

Nous vous proposons plusieurs articles et publications.

MedECC – Évaluation préliminaire des risques liés aux changements climatiques et environnementaux

Le MedECC, réseau d’experts méditerranéens sur les changements climatiques et environnementaux, publie une évaluation préliminaire, en attendant la publication de son 1er rapport sur l’état et les risques des changements climatiques et environnementaux en Méditerranée prévue début 2020 (MAR1).

Cette évaluation, disponible ici, met en avant plusieurs points factuels:

  • Sans action, la hausse de température sera de +2.2°C en région méditerranée d’ici 2040, voire +3.8°C dans certaines régions en 2100;
  • La région méditerranée devrait connaitre une diminution de la disponibilité en eau douce de 2 à 15%, sur un scénario de hausse de température à +2°C;
  • 90% des principales espèces commerciales de poissons sont en état de surpêche;
  • Le poids moyen maximum du poisson devrait baisser de 4 à 49% entre 2000 et 2050 (Surpêche, acidification des océans, désoxygénation, réchauffement de l’eau);
  • Du fait de l’élévation du niveau de la mer, 15 métropoles sont menacées de crues, le risque de crues pouvant augmenter de 50% d’ici 2100;

WWF – La Méditerranée

Le WWF propose un dossier complet sur son site.

“Tourisme de masse et pression foncière (chaque année, plus de 220 millions de vacanciers se pressent sur les côtes de Méditerranée et ce nombre devrait atteindre 630 millions en 2025), changement climatique, trafic maritime incessant, développement de l’économie bleue (pétrole offshore, pèche, aquaculture…)” affectent fortement la Méditerranée.

BRUT

WWF – Rapport sur la pollution plastique

“Les 22 pays de la région méditerranéenne”, au premier rang desquels la France,” génèrent 24 millions de tonnes de déchets plastiques, parmi lesquels 42 % sont enfouis, 14 % incinérés et 16 % seulement sont recyclés. Les 28 % restants sont gérés de manière inefficace (non collectés, en décharges non contrôlées ou à ciel ouvert) et risquent fortement de polluer la nature et la Méditerranée. Ainsi, on estime qu’un quart des déchets plastiques de la région sont rejetés dans la nature chaque année, dont 600.000 tonnes finissent en mer Méditerranée.

Issu du rapport publié par le WWF en juin dernier sur le sujet de la pollution plastique.

Le sanctuaire Pelagos

“Le 25 novembre 1999, l’Accord Pelagos créant le Sanctuaire pour les mammifères marins en Méditerranée, est signé à Rome par la France, l’Italie et la Principauté de Monaco (dépositaire). Entré en vigueur le 21 février 2002, cet accord a pour objectif d’instaurer des actions concertées et harmonisées entre les trois pays pour la protection des cétacés et de leurs habitats contre toutes les causes de perturbations : pollutions, bruit, captures et blessures accidentelles, dérangement, etc.” 

Ce sanctuaire, soutenu d’ailleurs par le WWF, est à découvrir ici.

Institut Méditerranéen d’Océanologie

Excellent site de l’Institut Méditerranéen d’Océanologie. Nous vous conseillons en particulier leurs archives ouvertes.

Les récifs artificiels

Il y a déjà 3000 ans, les pierres abandonnées servant à la base à lester les cages à filet utilisées pour la pêche au thon ont constitué les premiers récifs artificiels en Méditerranée. La France métropolitaine compte aujourd’hui 90.000 m3 de récifs artificiels et des immersions ont également été réalisées dans les DOM et les COM (Martinique, Guadeloupe, Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française). La plupart se situent sur la côte méditerranéenne, en Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur. (Futura Planête)

Ces récifs artificiels soutiennent la faune et la flore, notamment dans un but de maintien ou développement de la ressource halieutique.

Nous vous proposons trois articles:

Bonne lecture!

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