INSEE – La pollution de l’air due au trafic automobile augmente les admissions aux urgences pour maladies respiratoires

Image par pixaoppa de Pixabay

L’INSEE publie dans le numéro 46 de sa collection “INSEE Analyses” une étude sur l’impact du trafic automobile sur la santé.

S’il n’est pas nouveau d’aborder ce sujet, c’est la première fois que la problématique est qualifiée et quantifiée de manière “statistique”.

En voici l’abstract: La pollution de l’air issue du trafic automobile affecte la santé respiratoire des populations urbaines à très court terme. Les perturbations dans les transports en commun urbains un jour de grève permettent d’isoler des variations de pollution de l’air attribuables au trafic automobile. En cas de perturbation des transports en commun, une partie de la population se tourne vers le transport automobile : les temps de parcours sont alors plus longs, et la pollution de l’air augmente.

Le jour de la perturbation, la concentration en monoxyde de carbone est plus élevée. En conséquence, les admissions aux urgences pour affections aiguës des voies respiratoires supérieures sont significativement plus nombreuses. Les jours suivants, la concentration en particules fines dans l’air augmente, ainsi que les admissions aux urgences pour anomalies de la respiration.

À l’inverse, la perturbation dans les transports induit une moindre propagation virale, due à moins d’échanges et contacts entre individus. Les admissions aux urgences pour grippe et gastro-entérite diminuent les jours suivant la perturbation. Ainsi, les pathologies respiratoires d’origine virale seraient soumises à deux phénomènes aux effets opposés qu’il importe de distinguer : une hausse induite par la pollution de l’air accrue, une baisse du fait d’une moindre contagion. Au total, le constat d’une hausse des admissions de certaines pathologies respiratoires confirme le rôle néfaste de la pollution de l’air sur la santé respiratoire.

Bonne lecture!

Nous suivre

Separator image .