France Info – Les lobby en France et dans l’Union Européenne

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France Info publie un article sur comment les lobbys opèrent au sein de l’Union européenne (Margaux Duguet – France Télévisions).

Déjà une définition: un lobby, ou groupe d’intérêt, groupe de pression, groupe d’influence, est un groupe de personnes créé pour promouvoir et défendre des intérêts privés en exerçant des pressions ou une influence sur des personnes ou des institutions publiques détentrices de pouvoir.

Ces actions, menées par des représentants d’intérêts, sont le lobbying, qui consiste « à procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement l’élaboration, l’application ou l’interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics ». Par exemple, le rôle d’un lobby sera « d’infléchir une norme, d’en créer une nouvelle ou de supprimer des dispositions existantes ».

Le lobbying est plus ou moins bien accepté selon les pays. Si en Amérique du Nord, c’est l’opportunité de se faire entendre du pouvoir, en France, le lobbying a une connotation très négative.

La tradition rousseauiste considère le lobbyisme comme étant l’expression d’intérêts purement particuliers et menaçant l’intérêt général, que seul l’État peut arbitrer.

Quels sont les 5 lobby les plus actifs en France (Source wikistrike.com sur base des données de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique):

“En France, comme dans de nombreux pays, c’est le secteur de l’énergie qui est le plus puissant des lobbies. Et ce n’est pas nouveau, puisqu’en 2013, à la suite de la démission de son successeur, Corine Lepage, ancienne ministre de l’Environnement déclarait déjà que «les lobbies nucléaires et pétroliers sont les plus puissants lobbies d’Europe».

En seconde place de ce Top 5 des lobbies les plus puissants de France, on retrouve le secteur de «l’économie». Derrière ce nom du classement se trouvent des banques de dépôt (BNP Paribas), mais également des assurances (Axa) et des banques d’investissement (Natixis).

Un autre domaine inattendu se hisse à la troisième place, c’est celui de la fiscalité. Cette présence dans le haut du classement s’explique par le fait qu’il s’agit d’un secteur dans lequel sont impliquées de nombreuses entreprises. À titre d’exemple, Air France-KLM a déclaré à deux reprises des activités de lobbying liées à la fiscalité.

Plus proche du grand public, le quatrième secteur le plus présent dans le microcosme du lobbying français est la santé. S’il est moins surprenant de voir ce secteur parmi les cinq plus influents, c’est parce que ce lobby a été particulièrement visible ces dernières années. De ses victoires, comme la vente de 94 millions de vaccins contre la grippe H1N1 à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, à ses défaites, comme lors du scandale du Médiator, ce lobby est réputé pour être d’une efficacité redoutable dans l’hexagone.

La cinquième et dernière place de ce classement se dispute entre le secteur de l’environnement, représenté par de nombreuses associations et ONG de défense de l’environnement d’une part, et le secteur agricole d’autre part.”

Registre de transparence, pratiques toxiques mais également nécessaires, place formalisée, expertise et contributions positives, découvrez la place du lobbying au sein de l’Union Européenne.

Bonne lecture!

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